07/07/12

Genève : Ville Vivante

Le fonctionnement des téléphones mobiles que nous utilisons chaque jour suppose qu’ils soient reliés en permanence aux infrastructures des opérateurs. Ces derniers fournissent évidemment l’accès aux réseaux qui nous permettent de communiquer, mais ils connaissent aussi en contrepartie notre emplacement quasi exact à tout moment.

L’opérateur Swisscom a ainsi fourni les « traces numériques » anonymes laissées par chaque appel émis depuis 2 millions de téléphones mobiles à Genève*. Ces données ont ensuite été traitées par Near Future Lab, en collaboration avec Lift et l’agence Interactive Things.

D’après les initiateurs du projet, « cette installation a pour but de sensibiliser et de questionner les gens sur une nouvelle manière de lire les flux d’une population connectée au quotidien ».

Ces données peuvent ouvrir de nouvelles perspectives dans les stratégies d’aménagement urbain et de planification. Par exemple, en prenant en compte les informations sur les embouteillages ou les zones d’activités, il serait possible de réajuster certains services comme les transports en commun ou de trouver un emplacement commercial attractif pour une entreprise.

Ville Vivante nous offre ainsi un formidable outil de réflexion sur la ville telle qu’on l’imagine et telle qu’elle est réellement vécue par ses habitants. Cette visualisation permet d’imaginer le lien entre urbain et périurbain sur la base des usages, indépendamment des contingences économiques ou sociales. Elle permet de placer l’individu au centre des questions sur la mobilité, l’un des grands enjeux des villes de demain.

Plus de détails sur le projet à découvrir sur le site www.villevivante.ch

* Il semble que Swisscom a libéré ce jeu de données uniquement dans le cadre de cette réalisation. Il ne s’agit donc pas de datas issues d’une politique d’ouverture de données de l’opérateur, ni même d’une API privée.

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